mercredi 12 septembre 2012

CHBAATOU SAID, L’HOMME FIDELE A SON HABITUDE, CELLE QU’IL AVAIT PRISE DES SON DEMARRAGE EN POLITIQUE.


EN EFFET, SOUVENT, IL MARCHE EN BORDER-LINE AU PARTI, DECOUVRANT, CHEMIN ET POSTURE EN AVANCANT.
IL N’Y A PLACE DANS SON RAISONNEMENT QUE POUR L’ESPOIR DE S’ACQUITER DU PEAGE AU PARTI EN AYANT UNE MASSE DE CRIEURS DERRIERE, ET S’EPANOUIR SANS DESENCHANTEMENT MAIS PARFOIS AVEC UNE  FURTIVE ET INTRADUISIBLE EXPRESSION DE GENE.
POUR LUI IL SUFFIT QUE DIEU LE VEUILLE, ET ALORS QU’IMPORTENT LA VIOLENCE DES DIRES ET/OU MEME L’INEXORABLE TEMPS ECOULE, POUR REUSSIR SOURDEMENT SON ENTREPRISE A MEME D’ETRE MI-ETOUFFE.
PARCE QU’IL Y MET TOUT LE TEMPS QU’IL FAUT POUR ENTRETENIR SA REPUTATION D’OBLAT EN POLITIQUE, LAISSANT SES DETRACTEIRS PARTAGES ENTRE INCOMPREHENSION ET ENVIE DE JACASSER COMME DES OIES.
MAIS, ATTENTION AU SUFFRAGE UNIVERSEL DES ELECTIONS REGIONALES FUTURES, PARCE QUE VU LES DISPOSITIONS DE LA NOUVELLE CONSTITUTION ELLES N’OUVRIRONT PLUS AISEMENT LES PORTES SUR LE CHEMIN DU SERAIL. 

Mais qui est-ce CHBAATOU  Saïd dans ce tintamarre sur le découpage du projet de régionalisation avancée?
       Un économiste d’envergure longtemps expert auprès de la FAO et l’USAID, et qui avait alpagué sa chance en politique dans un orgueil nourri de quête de pouvoir. Ainsi à sa première députation en tant qu’affilié au MNP, il avait choisi de sourire qu’aux notables et autres nantis d’intérêts. Et dans le regard qu’il leur adressait il y’avait quelque chose qui ressemblait à de l’enviement saupoudré d’amitié. Le hic, c’est qu’en même temps il avait dressé une digue comportementale pour se rendre hermétique aux petites gens qui l’avaient vraiment et honorablement supporté. Dommage pour lui, cette attitude basée sur des éléments factuels bien réels, l’avait rendu perméable aux critiques des mécontents. Preuve en est son rachetage de peu aux législatives 2007 grâce au quotient du plus fort reste, ce qui lui avait permis de rester à la tête de la région Meknes-Tafilalet pour des raisons de cicatrice makhzenophile. 
       
Au MNP d’antan, les vieux turbans le considéraient non sans raison au rang d’oblat en politique. Contrastant avec eux, et connaissant les rouages de la politique il voulait à tout prix embarquer en première alternance. D’ailleurs son vœu fut exaucé voire renouvelé pour casting politique, au nom d’anciennes amitiés conjuguées à ses affinités au sein du CNJA d’alors. En effet, ce parcours à cassure fictive, l’avait mis à mesurer sa transfiguration en figure nationale par rapport de ce qui lui était acquis de ce qui lui manquait.  A ce titre on ne peut séparer l’opportuniste du controversé, parce que son essai semblait une réflexion sur les personnages en politique interpénétrés de raisonnement en mal d’arrivisme malgré qu’il s’en défende encore pretextant que ça lui a permis de sortir d’un endroit où il était l’incompris. Parce qu’après, révisant sa position en remontant le temps, se sentant faire de l’ombre à lui-même faute d’être des plus vaillants, fatalement il avait changé de fusil d’épaule et rejoignit l’USFP concrétisant son projet initial se rememorant meme la phase initiatique à l’UNEM en France.
       Aujourd’hui son esprit affolé, s’agissant de la perspective ébréchée de la personnalisation des signes tangibles de sa probable perte de la région et donc peut etre sa descente aux enfers. Sa devise c’est réfléchir à un bon deal sur les nouvelles bretelles du projet de régionalisation pour contourner les spéculations sur son avenir et se maintenir. Certes, les journées de réflexion sur la régionalisation avancée à Mekhnès lui avaient fait surmonter, momentanément, toutes les peurs qui pouvaient politiquement le rendre qu’un souvenir, pensant à une possibilité de découpage territorial plus favorable. Sauf qu’à ce jour rien n’a été fait ni annoncé par le ministère de tutelle, laissant le smog s’étendre davantage sur la praticabilité des articles de la nouvelle constitution en matière du découpage administratif. C’est ainsi que les deux chambres du parlement demeurent chacune répondant à une constitution, un anachronisme de constitutionnalité celle d’avant pour les conseillers, et la nouvelle du premier Juillet 2011 pour les députés. Qu’ au demeurant sa participation avec d’autres, toujours les memes, à la journée débat du 06 Septembre 2012 organisée par la Fondation Abderrahim Bouabid avec l’Association Marocaine de l’Evaluation et l’Association des Régions du Maroc, tous n’ont pas pu éclaircir où apporter du nouveau si ce n’est la redondance habituelle usant de mots inhabituels. En effet, préferaient-ils vider ce débat entre eux dans le calme, sans que leurs contradicteurs y prennent garde parce que absents malgré un avis d’invitation ouvert à tous, où seulement s’essayaient-ils d’occuper le terrain ne sachant pas ce que pourrait contenir au juste le couffin de l’interieur? Il est vrai que la commission Azimane par son avant-projet de régionalisation, l’avait jeté lui et d’autres ailleurs dans la plus folle panique leurs yeux éffarés de cette éclatante défaveur.  
       Mais le concernant, comment ne pouvait-il pas deviner que le mouvement du 20 Février entrerait en force dans l’équation politique des législatives au Maroc, pour avoir soutenu des investitures d'hommes du passé en région Méknès-Tafilalet surtout à Errachidia. Certainement qu'avant le vote du 25 novembre 2011, il observait la scène politique d’un regard douloureux sans jamais oser le montrer, espérant qu’un miracle se produise à son avantage seulement sans se soucier des autres dans la région. Il savait que ça serait dur, car les nombreux passages sur les plateaux d’émissions politiques, surtout le débat sur 2M face à l’inévitable et impassible CHABAT au moment de la parution du projet de régionalisation, ne semblaient pas favoriser la convergence sur ses prestations, mais plutôt la divergence sur son nom dans son combat des législatives. Cependant, une fois encore le miracle se produisit parce que Midelt était devenu une province, et que ses grands rivaux étaient laminés par les scandales de la corruption dont tout le monde s'en souvient et dont la justice s’en est saisi à temps.
       Maintenant c'est un élu qui avait peiné souffert voire tremblé, mais qui est arrivé à se faire réélire haut la main vu son score indiscutable et se faire maintenir à la tete de la région. Sauf que s'en est fini de ses sorties médiatiques, car des plateaux des débats télévisés une autre génération semble ne jamais cesser de se succéder redonnant à l'USFP ses lettres de noblesse. Finies les tergiversations de doute et de découragement, arrivées les passions de la demeure fabuleuse qu'est l'opposition responsable et constructive. En effet, on se rappelle de son altercation avec un autre député ittihadi de Sefrou au moment de l’examen du projet de loi en commission des secteurs productifs sur le statut des chambres de commerce d’industrie et des services après avoir appelé à son approbation contrairement aux autres composantes de l’opposition. C’est peut etre le substrat restant de sa préoccupation passée pleine de secrets, qui l’eut poussé à défendre le dit projet. Surtout du secteur productif des réserves halieutiques de peche en haute mer sous licences qui auraient été livrées par ses soins quand il était ministre des pêches maritimes et artisanales. Et aussi des marchés lancés par lui en tant que ministre délégué chargé des eaux et forets pour coupes et reboisements par des enterprises et coopératives forestières aux comptabilités bien gardées.
N’est-ce pas que oui, c’est de Midelt cette ville autrefois appelée petit Paris devenue certainement chère à Benkirane parce qu’il y a vu son investiture en tant que chef du gouvernement. Que le souverain, avait fait plus connaître aux marocains bien avant en posant le sceau de la solidarité à Anefgou, ce lot de maisons d'où jaillissait la misère les maladies hivernales et l'isolement. Tout cela est arrivé, avant que lui, en tant que président de la région Méknes-Tafilalet s’en est fiérement remarqué, par l’achat d’une voiture de service à plus de 90 millions de centimes pour aller dans ce bastion longtemps oublié sans route ni aménagement des territoires et encore moins  l’entraide régionale où nationale. Et que par la volonté royale, Midelt s’est vue octroyer le statut de nouvelle province, englobant plusieurs communes qui connaissent actuellement une attention toute particulière par tous les services extérieurs des ministères. Cette immensité de territoires où auraient été tenues pendant les années Oufkir, des rencontres secrètes de Yazghi et Ait Kaddour entre le plateau de Timahdith et les sentiers de Djebel Al Ayachi versant Tounfit, et auprès desquels se seraient assis des militants sûrs aux djellabas laineuses faisant parfois le guet à grands cris.

       Maintenant il va vers son nouveau destin politique, jouant le jeu jusqu’au bout mais se rappelant ne plus franchir le sentier qui mène au raffraichissement tout seul. Parce que, désormais, au comble de son désir de se maintenir en bonne posture, il sait que l’arrivée à la présidence du conseil régional sera sanctionnée au suffrage universel selon la nouvelle constitution. N’est-ce pas que cela ressemble à un conseil pour pouvoir ouvrir les portes de votation régionale de l’avenir, où s’enserent embuches et pièges pouvant l’anéantir? Mais à toute fin utile, quelle serait son attitude dans l'épaisseur trouble de la gueguerre entre postulants à la chefferie que connait l'USFP dans l'attente d'y voir clair? Serait-il ce rossignol chantant des louanges pour ses anciennes amitiés leur rendant l'ascensseur où le perroquet lançant quelques baraguouinages inaudibles pour éviter la claustration le cas échéant? Qui vivra verra!  

lundi 10 septembre 2012

CHARKAOUI TAIEB, UN COMIS DE L’ETAT FORT APPRECIE, MAIS ABONDONNE A SON SORT ETRANGEMENT SANS REMERCIEMENT NI ADIEU.

D’UN JOUR A L’AUTRE IL FUT DRAPÉ DU VOILE DE L’OUBLI, PARCE QUE L'ATMOSPHÈRE QUI L’EMPAQUETAIT FUT SUBITEMENT TROUBLÉE  MALGRÉ QU’IL AIT ÉTÉ BIEN NOTÉ.
MAIS DE TOUT SON PASSAGE A LA TÊTE DE L’INTÉRIEUR  ON EN RETIENT QU’IL NE CRAIGNAIT PAS LES ANNONCEURS DE PAROLES CONTREFAITES, ESSAYANT DE TROUBLER L’ORDRE DE SA SÉRÉNITÉ.
QUEL HOMME N’AYANT PAS DE COURAGE DE LES AFFRONTER NE SERAIT-IL PAS TENTÉ  DE LES AMADOUER, PAR DES RÉCEPTIONS ET OFFRANDES COMME A L’ANCIEN TEMPS?
EH OUI! PARCE QU’IL Y EN A CERTAINS RECELEURS DE LA POLITIQUE DE CETTE ESPÈCE AU PROFIL IMPÉRIEUX, QUI TIENNENT ENCORE LA CORDE DANS LE MAROC D’APRÈS LE OUI RÉFÉRENDAIRE  PORTANT DES MASQUES ET DOMINANT NÉGLIGEMMENT PAR L'ENFUMAGE LEURS VRAIS OPPOSANTS.
SAUF QU’AVEC LUI, LES HORIZONS MIROBOLANTS QUI LES AVEUGLAIENT ET ATTIRAIENT D’ANTAN, IL LES A FLOUTÉ  NE LEUR PRÊTANT GUÈRE ATTENTION, LES RENDANT MÊME INACCESSIBLES A TOUT UN CHACUN.    
Mais qui était-il CHARKAOUI Taieb dans la Kalaa de l’interieur, usant de gants de velours mais parfois empoignant de force les usurpateurs ?

       Un commis de l’Etat longtemps au ministère de la justice, qui fut  promu ministre de l’intérieur peut être pour des raisons de conformité avec les principes de l’état de droit et d’une justice libre et indépendante. Loin de toute invraisemblance comportementale pouvant dégrader les relations entre professionnels du département et les organisations des droits de l’homme. Certes lui venant de ce département savait comment lors d’enquêtes et investigations sensibles respecter la présomption d’innocence qui est chère à Jalal-Essaid son voisin territorial d’enfance et pour cause, dans l’attente d’éventuelle véracité d’inculpation où pas. Par conséquent, c’est ce qu’il y avait de rassurant dans cette anticipation de sa nomination, facilitant le fait de rester en phase avec les acquis de la nouvelle constitution.    
    
       Premier policier du royaume il était à la poursuite comme ses prédécesseurs auparavant et meme son successeur, de l’âme fondatrice de la serial terroriste la plus outrageante pour tout le peuple marocain. Qu’en réalité nous évoque le onzième anniversaire du 11 Septembre, particulièrement après la dissémination des armes libyennes au travers la zone subsaharienne. Cela dit, depuis sa nomination il était à la bourre, mais s’entourant toujours d’actes d’apaisement et de directives que l’on peut qualifier maintenant symbole de son inspiration. Vraiment son parapheur ne désemplissait pas, montrant une aise avec les choses matérielles concrètes et tangibles. 
 A voir comment il avait fait face aux événements en série qui se sont déclenchés, depuis ceux malheureux de Laayoun jusqu’à l’attentat immonde  du  café-restaurant   Argana  à   Djamaa El Fna,  et  dont  tout  le  pays  avait  partagé  l’émotion la douleur et  la compassion. Du jamais vu chez un ministre de l'intérieur, un tel engagement maniant et martelant à redondance les micros dans la transparence, car il était convaincu que les silences comme les secrets nourrissent les malentendus, parfois même des haines non fondées. Il s’agissait à priori de l’une de ses premières actions, révélant sa façon caractéristique de traiter les événements.
       Déjà à chaud, une maîtrise à la charkaoua du traitement de l'événement fut montrée, surtout lors de la reconstitution de l'attentat avec méticulosité et soins typiques. Ce fut un des rares moments de télévision de grande émotion, dont l’authenticité de montage n’ait été jamais mise en question. Mais voilà qu’à Dakhla au regard d'une actualité brûlante, et dont on ne sait toujours pas comment était-ce possible de vivre une telle hécatombe sans pouvoir anticiper à sa jugulation. Sept morts de façon atroce, un moment de trouble de l'ordre qui par ailleurs se répète, révélant une diabolisation de la manipulation par des fantômes jouant l’intrigue et la perversité sous des formes furtives. 
 Dont, madame Kerry Kennedy représentant sa Fondation bordée de mystères, n’a pas dédaigné à en relater les dessous dans son rapport éclair, s’arrogeant seulement de partialité manifeste en défaveur du Maroc. L’actuel locataire de la Kalaa de l'intérieur est certainement en mesure de les extirper de leur tanière en les tirant de gré où de force, parce qu’il y va de la sécurité des citoyens dans leur intégrité et aussi leurs biens. Fini le temps où on faisait semblant de chercher une petite épine enfoncée dans notre pied en restant courbés; parfois aidés par quelques médias agenouillés écoutant leur âme comme des mendiants nonchalants.
       En revanche, le long continuum de la juxtaposition de faits et contrefaits des turbulences parfois gravissimes que connut le monde arabe, l’interpellait à plus d’un titre. Surtout au Maghreb, suite au dé-tricotage institutionnel en Tunisie dans l’attente d’instauration totale de la démocratie, après le vote massif pour la chambre constituante; au délabrement mortifiant de tous les repères inimaginables et paradoxaux qui existaient en Libye avant la mort du colonel et la capture de son fils Saif Al-islam et d'Abdallah Snoussi l'ex-patron des renseignements qui du reste vient d’être livré par les autorités mauritaniennes; à l’état de soufrière grondant en latence en Algérie de Bouteflika déroutant songeant à faire passer le vieux Maghreb sous ses sabots, alors même qu’il est meurtri lui et ses généraux par l’avortement de l'expérience du FIS sur ordre de l’occident, engendrant des années de feu et de sang; et au wait and see déconcertant en Mauritanie à la recherche d'évitement de tout danger terroriste où autre pouvant venir de la bande sahélienne de non droit, ce qui est malheureusement arrivé par l'assassinat des prédicateurs au Nord-Ouest du mali avec le soutien d’un Polisario montré du doigt en état de rage. Par rapport à l’approche plus où moins paisible mais rassurante qu'a connu le Maroc, permettant à tout un chacun d'exprimer ses idées en totale liberté. Et qui a aboutit à l'adoption d'une constitution très en avance, voire révolutionnaire à certains égards malgré les quelques rejets plus où moins compréhensibles des nonnistes irréductibles sur bien des points.
       Mais, on ne comprend toujours pas la raison principale du manque de clarté et discernement dans les positionnements de certains commentateurs, pourtant, plumes richement bien aux faits. Passant de l’adoucissement d’avant en tant que premiers convertis dont l’histoire s’en rappellera de leur soutien enflammé de la nouvelle constitution, en cavaliers rebelles du moment s’employant à s'enfuir à toute hâte comme des infidèles à leurs consciences respectives. Alors qu’en vérité, ce qui était rêve chez les idéalistes consommés d'antan rêvant d’aventures, devient peu à peu réalité chez les pragmatiques aujourd'hui tout en regrettant bien sur le temps perdu. Ainsi Charkaoui fort de ce constat à l’époque, il n'en minimisait pas les débats et efforts d'accompagnement accomplis par des intellectuels, journalistes, société civile, syndicats, les cadres des partis et surtout du M20F apportant la contradiction en mettant en doute les quelques affirmations d’éblouissement seulement. Alors qu’actuellement, une poignée d’anciens sbires accroupis, se sont mis à courir à toutes jambes vers la nouvelle battisse, soulevant de profondes interrogations pour certains et des vagues de curiosité et d’interet pour d’autres.
       Restait pour lui à revigorer la captation de l’attention du peuple pour les élections législatives du 25 Novembre et pousser à une mobilisation pour une participation honorable, ce qu'il put faire. Mais  est-ce que le processus électoral qui fut comparativement à avant, au dessus de tout soupçon en matière de révision des listes, du découpage, du  mode de scrutin en plus des modalités de surveillance voire déroulement, était la seule raison de cette mobilisation donnant une  légitimité sans ambages au parlement, tant espérée par le peuple? A ce titre il avait les mots de l’avenir dans sa bouche, évitant de se positionner dans la logique de transgression du champ politique à la Basri. N'avait-il pas de ce fait engagé d’interminables tractations entre les différents intervenants pour avoir plus d’assurances sur le déroulement des élections? Seulement certains ténors des partis ne l’entendaient pas de la bonne oreille, déjà ils s'étaient investis en tête des listes dans leurs fiefs respectifs et avaient fait infiltrer leurs proches en bonnes positions dans les listes des quotas. Une preuve manifestement criante qu'ils n'étaient pas prêts à céder sur leurs privilèges, malgré 75% de nouveaux arrivants têtes de listes à l'échelle nationale.
       Ce faisant, cet horsain à la politique même s'il n'aimait pas les affichages de complaisance ni les présentations de circonstances, car ça pouvait porter équivoque à la neutralité de la charge, il savait d'emblée qu'à travers les dédales de son ministère se reformait sans cesse à coup de sondages quotidiens la projection du kaléidoscope de la carte politique en fonction des coalitions et métamorphose de positionnement des partis. N'empêche que dans l'attente de son examen de passage par des élections libres et authentiques, ses lignes de démarcation montraient à merveille la profondeur de sa détermination consciente. Certainement, de fait il ne pleurait pas le temps des tripatouillages et des aiguillonnages, sachant qu’il est révolu à tout jamais. D’autant plus il n’avait pas accoutumé les walis et gouverneurs à ça, et qu’au contraire il les exhortait à plus de vigilance et fermeté contre les corrupteurs et faussaires. Parce qu’à ce moment là, au Maroc, le temps d’une compagne électorale sans issue politique véridique était normalement estampé par la force des dispositions de (l'article 11) de la constitution.   
       A l'époque les prémices d'un émiettement de la carte politique étaient visibles à la lumière du balisage constitutionnel vers la probité la droiture la compétence pour la bonne gouvernance. En tout cas c'est ce que prédisaient les observateurs de par l'orgueil assez ridicule des politiciens en chefs, ne pouvant engendrer qu'un surplus pour le PJD dans l’espoir d’endiguer le mal endémique qu’est la corruption. Dont les rapports annuels de Transparency International sont un rappel aux règles en concomitance avec les discours royaux itératifs pour en améliorer la lutte et débloquer la situation. Bien sûr cela ne pouvait se réaliser sans en avoir apprécier le degré de faisabilité par les outils d’une rigueur équitable préconisée par les analystes économiques, contre celle de l’Etat providence au demeurant justement décriée par anticipation, vu qu’elle était simplement à visée électoraliste. Sauf que la position du PJD au sein de la coalition, s’en est trouvée après un an d’exécutif en mauvaise posture, entre la morale d'un programme dépensier exprimé avant les élections, et l'exigence du marché financier international contribuant à la respectabilité des engagements de l'Etat sans tuer la croissance.
       Aussi, pour lui comme pour les observateurs politiques avertis, la formation du puzzle architectural de la majorité s'avérait parsemée de peines et d'embûches. Et que pour les éventuels postulants à la présidence du gouvernement, c'était le prix à payer via le référentiel de la démocratie réelle. Parce que, les tabous de l’interventionnisme d’antan, pour la fabrication des gouvernements étaient constitutionnellement caducs. Vraiment on était en pleine lecture prospective du vrai impact du Oui référendaire sur les élections législatives par rapport à l’ogive énigmatique qu’était l’appel au Non à la participation du mouvement 20 Février et autres partis viscéralement récalcitrants. Maintenant qu’il eut après son remerciement, la sensation de se diriger vers, un autre patio institutionnel étatique où même gouvernemental pour y effectuer un nouveau toilettage, ne commence-il pas à en douter, s’arrêtant contrarié en pleine réflexion sur son propre avenir?

jeudi 6 septembre 2012

AHERDANE MAHJOUBI, LE POLITIQUE AU SOUPIR RÉVÉLATEUR NON CACHE, ET AU DÉSIR D’AVENIR LONGTEMPS GUÈRE FACILE A ÔTER.Par Abdelaziz Ikkrou


UN POLITIQUE DONT SA PRINCIPALE DIFFICULTÉ VINT DES SÉCESSIONNISTES NOMBREUX L’AYANT DÉSTABILISÉ, MALGRÉ QU’ILS AIENT EU A PORTER AVEC LUI LES CLEFS DU PARTI. 

VRAIMENT LE MAÎTRE D’ŒUVRE DE CES MACHINATIONS ÉTAIT VRAIMENT D’UNE ASSURANCE DEXTRE, TELLEMENT QU’IL PUT FAIRE SANS RÉTICENCE SA BESOGNE ET MENER AVEC PATIENCE SES PLANS LOIN DE TOUTE NÉGLIGENCE. 

DE SORTE QU'AHERDANE, ACTUELLEMENT, ON LE VOIT PORTER DANS SA CONSCIENCE UN GROS SOUVENIR, FAISANT CELUI QUI CONTINUE TRANQUILLEMENT A OCCUPER SA VRAIE PLACE POLITIQUE, ALORS QU’IL ÉVOQUE GROSSIÈREMENT UN HOMME REPLIÉ  SUR LUI-MÊME.

ALLONS ! MÊME SI LA BARAKA EST VRAIMENT AVEC LUI, IL N’EST PLUS CE ZAYEGH PAR LE POIDS POLITIQUE QU’IL TRIMBALE ENCORE DE SON VIVANT. D'AILLEURS, CELA NE SERAIT PAS SI AISÉ  A ENTRETENIR, VU SON AGE AVANCE POUR SE HÂTER A ATTISER LES DÉBATS ET INTERROGATIONS.
Mais qui est-il vraiment AHERDANE Mahjoubi pour vivre dans cette étrange sollicitation de claustration forcée ?



       
Un homme politique qui fait toujours figure de leader historique parmi les siens. D'ailleurs, la soirée du théâtre Mohamed V en 2012 à Rabat en son honneur à coté d’Ahmed Snoussi ex ambassadeur lui aussi un homme de l’ancien temps, a fait réfléchir sur la vulnérabilité des hommes politiques se contentant de situations subalternes. Parce que ces derniers, les uns derrière les autres en s’engageant et grimpant jusqu’en haut ils n’atteignaient que rarement le cercle fermé du porte flamme comme l’était lui. Mais , il leur fallu toujours quelque temps quand ils y arrivent pour s’accomoder à la nouvelle posture, pas comme aujourd’hui pour certains se dispersant entre enfumage et réalisation de l'essentiel. A ce titre, même si, lui n'avait pas gagné tous ses grands combats, il faisait partie d'une génération au service d'une réalité brute quelque peu dérangeante mais faisait honneur à son talent. On le sait maintenant, il n'avait ni peur du machinisme, ni d'opposer ses petits acquis à sa souffrance jonchée d'aventures en dents de scie par des moments de gêne d'hypocrisie d'humiliation et de gloire.

       A ses débuts l’ovation formidable qui saluait ses faits et gestes, se répercutait jusqu’aux confins lointains du monde rural surtout chez les amazighs. Mais du fait  d’un  soupçon de démagogie de sa part, il faillit choir plus d’une fois en  approchant trop involontairement  les quelques  malhonnêtes ahurissants  au sein de son  mouvement, dont l'histoire marocaine porte encore des stigmates. Pourtant, c'était un pugnace avéré aux idées erratiques contrastant avec leurs objectifs de l'époque. 

       Au fond, il était viscéralement partisan du dogme libéral dont il portait fièrement le dossard en tant que féodal, cœur même de l’essence de sa makhzenisation à outrance. Qu'au demeurant après Nairobi, contrairement à Boucetta le titulaire à l'époque du maroquin des affaires étrangères, il dut même faire effort pour maitriser sa colère concernant l'affaire du Sahara marocain, dont il est convaincu qu'elle ne peut etre traitée que par le "Baroud" de par son expression préférée. Par ailleurs outre ses qualités de peintre, de temps en temps il tâtait au pinceau des esquisses, à même de satisfaire et confirmer ses penchants de notable à l’ancienne.
       Formé par l’armée française, il se trouvait mieux que quiconque avec Dr Al Khatib pour servir la continuité dans le pluralisme limité de l’époque et sauvegarder l’union sacrée autour du trône. Dans ce projet l’impatience le dévorait tellement, qu’il était prêt à abattre tout obstacle qui oserait surgir pour l’y empêcher. Mais la tragédie d’Abbas Messaadi, conséquence de la  monopolisation du nationalisme le secouait et  révélait en lui rageusement  le coté dénonceur des dévotions sans âme d’antan. Néanmoins, par la suite en tant que premier gouverneur de Rabat-Salé sa hargne n’apparaissait plus qu'un souvenir furtif dans un environnement d’espérance engloutie par le film accéléré des événements. Cependant, on le surnommait Zayegh, ergoteur au plus fort de son aura sur le symbolisme unissant le monde rural, les résistants convertis et les oulémas modérés. D'ailleurs, déjà à cette époque on parlait de la Beiaa sans limite chez tous ses amis et adeptes, alors que chez les modernistes parisienophiles seulement avec déférence mais têtes baissées par “AL IHTIRAM WA TAQDIR” au Roi.
       Ce faisant après tant d'années du côté du pouvoir, bizarrement à voir comment Basri son ennemi des circonstances électorales l’avait aussi surnommé de la sorte, en l'occurrence Zayegh pratiquement pour des raisons identiques. Sauf que pour les modernistes à l’époque, il ne s’agissait pas comme le préconisaient autrefois certains à l'instar du général moulay Hafid comme aussi Basri après, et le veulent aujourd’hui les zélés hypocrites de faire plier si ce n’est accroupir les hommes comme d’antan chez beaucoup de dynasties du Machreq, le nez pratiquement à ras le sol. Dont certains s’en saisissent actuellement avec grognement plus au moins audible déclenchant une veritable guerre de communication sur les réseaux sociaux seulement entre eux. Et aussi une perturbation des consciences voire meme commotion chez les opportunistes stratèges de cette confusion de l’interpretation de la nouvelle constitution, du moins sur le volet de HAFLAT AL WALAE. 

       En effet, une salve de critiques tirées par les cheveux  contre ces “TOQQOUSS” s’élèvent en plein jour, alors même que le commandeur des croyants n’en fait qu’une vaillance et loyauté à son peuple, le montrant portant avec dignité cette responsabilité sans nuance ni abandon, et n’obligeant par ailleurs personne à faire ni le baise-main ni à concourir en mode de titubation devant lui. Finalement, il est temps qu’on nous épargne les explications emphatiques comparatives, faites à l’insu de tous, par des chercheurs irrationnels des ressemblances historiques. Vu que le Maroc moderne n’a rien à voir avec ça et n’a aucunement de leçon à recevoir de personne à ce propos, surtout des sanguinaires de la trempe de Bachar Al Assad, et son mégaphone à l’ONU Al Jaafari. Que Loulichki le représentant du Maroc avait cloué référentiellement et sans complaisance au pilori, lors de leur passe d’arme tonique entre eux en pleine séance plénière onusienne sur les références de la Beiaà.

       Personne n’ignorait qu’Aherdane était toujours trahi par ses proches protégés sur recommandations préconçues pour le déstabiliser. Mais l'histoire a montré qu'il s’en accommodait vigoureusement, tellement il en avait subi de ces sécéssions intimement soufflées par gorge profonde aux exécutants. A la rigueur il s’en rappelle encore, notamment  de la croisière libyenne des années quatre vingt, où le démon de luxure qui possédait l’octet missionnaire était le pire qu’il eût à connaître, la perte définitive du parti MP. Encore que pour lui, ce n’était jamais le moment d’avoir peur, se sachant habile plein d’astuce pour faire toujours front à ce genre de situation. 

       Ainsi, son exil volontaire mais éphémère en Espagne était un mode aristocratique de révolte, qui logiquement sortait du cadre habituel de son rejet d’asservissement à Basri. Justement c’était là sa force, même accablé de soucis il les surmontait par sa vulnérabilité réversible à l’exemple de sa création du nouveau parti le MNP avec une poignée de fidèles, adhérant aveuglément à son discours. Dont beaucoup de notables tels  Fadili, Sgougou, Maaouni, Moussaoui, Ouzaroual, Amehrouq, Chbaatou, Bouhout, Qasmi, Addi Oubihi, Mohattane, et surtout l'indémodable Hachmi Smouni en plus d'autres allomorphes où suppléants avec lesquels il avait réalisé une percée honorablement significative aux communales et législatives dès 1993. Ce qui l'avait libéré de sa culpabilité renfermée faisant l’admiration de tous ses fans suiveurs, contrairement à la rancune que lui portait certains gouverneurs zélés. Et qu'en même temps, il les subjuguait par son impartialité d’oubli et de pardon, surtout envers ceux qui l’avaient trahi leur donnant un nouvel espoir pour se ressaisir voire se rattraper.
       En réalité, il portait des jugements réducteurs sur ces tentatives politiques qui  n’offraient aucun espoir qui vaille, mais rendaient seulement les lignes de démarcation du mouvement populaire insaisissables. Il faut dire c’est ce qu’il cherchait lui aussi dans son intime raisonnement, en exigeant de son entourage juste obéissance sans discussion ni murmure. En somme cette existence en dent de scie l’avait aidé d’exprimer ses opinions et garder la même ligne politique qu’au demeurant s’avérait tout de même payante, lui permettant d’occuper des maroquins en maintes conjonctures. Aujourd’hui pour donner un gage de sa bonne volonté il avait accepté le délitement du MNP dans le MP et reprendre sa  vraie place historiquement référentielle. Ecore  une preuve de sa longévité  politique, que certains observateurs filiformes prennent comme  argent comptant  de sa  proximité voire sa complicité avec l’esprit du makhzen même après Basri. 
       Au seuil  critique de  sa vieillesse, il  ne se trouve  plus tourné vers ce monde périmé des chefs  de  partis  qui  s’amusent  à vouloir  léguer  les héritages  politiques  à  leurs  descendances. Cet esprit étrangement irresponsable dans l'octroi des investitures au moment des élections locales provinciales régionales et  législatives surtout par quotas, aux dépens d'authentiques adhérents qui par conséquent appellent au changement de cette vision. Ainsi, lui, il n’attend  plus  que  d’être reconnu  pour la  postérité en  guise  de services  rendus aux siens en luttant à la  constitutionnalité de la langue amazighe. Comment ne pas voir cela comme puissant acte d’espérance pour la jeunesse du MP, grâce au sens retrouvé des réalités après le Oui référendaire du premier juillet 2011. En effet, elle est désormais une des pierres constitutives de la mouvance populaire de l’ère de la nouvelle constitution, surtout après à peu prés un an et demi des élections législatives anticipées. Par contre son alter ego du MP en l'occurrence Laenser, il ressent ce constat comme la suite logique du printemps amazigho-arabe suivi de secousses telluriques du mouvement 20 Février que connait toujours le Maroc avec plus où moins de moments paroxystiques. Et c'est probablement à ce titre qu'il a rejoint le PJD, sans se soucier de son engagement stratégique au G8 d'alors. Vu qu'en plus de finasserie imaginée dans les arcanes du pouvoir, il y a une anticipation pour le contrôle de toute dérive le cas échéant. A cet effet il était encouragé par Aherdane voulant revoir défiler de son vivant la mémoire de sa propre histoire à côté de Feu Al Khatib. Dont certainement il en révélerait les bénéfices/risques de l’intérêt politique de certaines personnes encore en vie dans ses mémoires. Surtout pour le projet de construction du grand Maghreb en passant par des choix consentis et harmonisés en douce comme possibilité de proposition de seconde ligne.

mardi 4 septembre 2012

ABOUAYOUB HASSAN, LE TECHNOCRATE CROYANT ENCORE A SA DESTINÉE POLITIQUE.Par Abdelaziz Ikkrou

COMMENT AVAIT-IL PU CROIRE A CE POINT POUVOIR DEVENIR PATRON DU GATT, DANS UN MONDE AUX PASSIONS BIPOLARISEES?
DE SON RATAGE L’AYANT ENTRAINE POUR UN MOMENT DANS UN TORRENT SANS RETOUR, IL EN GARDE TOUJOURS UN SOUVENIR D’IRREALITE, HEUREUSEMENT POUR LUI PASSE SOUS L’OUBLI.
AINSI, IL EST ALLE LENTEMENT JUSQU’A LA SALLE DES AMBASSADEURS OU SE MELANGE CHALEUR ET FROIDEUR GLACEE SELON LES CIRCONSTANCES, POUR AVOIR UNE AUTRE CHANCE DE SE POSITIONNER SACHANT QU’IL ALLAIT LUI FALLOIR LIVRER BATAILLE DE NOUVEAU.
Mais qui est-il ABOUAYOUB  Hassan?


       Auparavant un technocrate polyglotte nanti de ses diplômes, qui avait fait preuve sans nuance de sa fascination pour la politique. Cependant, il fut prématurément parachuté au MP parce qu’il avait montré ce désir de servir son pays. Tout le monde lui reconnaît sa compétence invétérée, toujours stoïquement fidèle à ses convictions et n’a nullement besoin d’être éclairé par son entourage. Mais reste sourcilleux aux allures bourgeoises à la limite du snobinard tout en gardant la proximité nécessaire avec ses sponsors politiques. C’est ainsi qu’il a toujours occupé une place très honorable, surtout dans ses différentes fonctions ministérielles.
       Telle est l’impression qui se dégage de lui, une illustration de quelqu’un dont la personnalité ne souffre pas l’indifférence, suscitant enthousiasme et intérêt qui font de sa carrière un modèle du genre. Toute fois il y a  longtemps, il ne manquait pas d’ambition internationale. N’y avait-il pas postulé au directoire du GATT, rebaptisé par la suite OMC face à un asiatique? Donnant l’impression, que son heure était venue, bien que la conjoncture ne lui était pas propice. L’engagement était superflu, parce que selon les fins connaisseurs de la politique marocaine de  l’époque  il a  dû se  soumettre  à  cette  proclamation. Pour  preuve  quand  on  rouvre le dossier de sa candidature et qu'on fait une lecture en filigrane des conditions de cette aventure, la comparaison avec son rival parait plus abstraite de ce que l’on croyait. En effet il eut fallu pour lui au préalable prendre les enjeux internationaux en ligne de compte, vu la conjoncture géopolitique de l'époque sans nul doute coupée d’intérêts et de trahisons.


       Longtemps après ce ratage désolant on pouvait lire dans son regard une angoisse, sans oublier son premier accès de tristesse passagère jusqu’à l’âme. Ensuite avec un sourire encourageant il était devenu précautionneux hésitant, considérant ces instants d'un air perplexe invoquant seulement Dieu. Fatalement à l’orée des grands changements qu’a connu la décennie qui a suivi, il n’a fait que jaspiner dans l’attente de son repêchage diplomatique. D’abord parisien avec ses soubresauts et acquiescements, puis romain dans l’espoir de revigorer l’image anti-sororité laissée auparavant par une jérémiade féminine en pleine réception officieuse dont son prédécesseur en avait fait les frais. D’ailleurs les marocains sont bluffés voire rassasiés par l’interposition des conjointes en mal d’affirmation et de positionnement dans l'enceinte des départements de la diplomatie, voulant compétitivement montrer qu'elles sont toujours derrière chaque diplomate de haut rang.
       A cet égard, au moment de sa nomination, dressé sur ses talons, il avait l'air d'un homme triomphant dûment sûr de lui, mais dont la durée de son séjour italien ne dépendra pas que de sa volonté. C’est vrai, tout le monde lui a souhaité bonne chance espèrant qu’il soit à la hauteur des défis, d’autant plus les conditions de travail sont nettement plus avantageuses pour lui parce qu’il parle aussi l’italien. L’homme assurément assume cette responsabilité conformément à sa ligne de conduite rodée de longue date. En effet on retrouve chez lui la passion d’autrefois celle d’un travailleur acharné, mais cette fois-ci en harmonie avec les exigences du temps présent du Maroc qui va de l’avant surtout après le souffle printanier du M20F. Y a qu’à voir comment il a organisé les tables rondes entre investisseurs marocains et italiens dans le but de réactiver l’attraction du Maroc pour ces gens là, et aussi de la communauté immigrée notamment les jeunes diplomés lauréats des universités. Ajouté à cela sa mobilisation quasi quotidienne en faveur des marocains et marocaines victimes du tremblement de terre qu’à connu l’Italie.               

       Au fond c'est exaltant, le mieux pour lui c'est de se mettre à l'abri et d'obtempérer pour voir plus clair. En effet, par solidarité circonstancielle entre coalisés qui n’est nullement fusionnelle, il ne peut pas participer à un quelconque enfumage du gouvernement Benkirane pour sa propre légende politique, et surtout qu'il se trouve sous le voile de subordination chancelière pjdiste. Mais docilement peut avaler avec un plaisir et bonne humeur le timing de toute opportunité, que lui offrirait son destin politique. Sur cette injonction la nouvelle constitution lui ouvrirait peut être une autre destinée, celle de postuler à la chefferie du MP. Et/où dans un futur encore incertain mais “pas lointain”, à la présidence d’un gouvernement d’union nationale en évitant des élections anticipées pour palier à la gestion actuelle abracadabresque des affaires de l’exécutif de par ses psalmodies médiatiques de la peur. Par ailleurs loin de la ligne traçée par la déclaration de politique générale préconisant la résponsabilité et l’abnégation devant le parlement par objectifs visés et programmes à réaliser.


       Déjà il comprend comme tout un chacun qu’avec le climat de tension paroxystique entre les pjdistes et les coalisés surtout le ministère de l’intérieur qui veille au grain, on ne sait jamais ce qui pourrait advenir de cette coalition. Le cas échéant il laisserait ses détracteurs partagés entre fureur et doute, surtout qu’après l'éclatement de la bulle du G8, beaucoup d’analystes devinaient qu'il aurait aimé hypothétiquement mettre ses propres impulsions politiques à le tracter contrairement à son chef actuel au parti et ministre de l'intérieur, qui lui a choisi l'éloignement du G8 peut etre pour des raisons devenant plus évidentes maintenant.

lundi 3 septembre 2012

AMRANI YOUSSEF, UN DIPLOMATE INCARNANT L'IMMEDIATETE DE L'ACTION, D’OBEDIENCE ISTIQLALEENNE MUET COMME TOMBE.Par Abdelaziz Ikkrou

MAIS QUELQUE PART DANS L’ATMOSPHERE FEUTREE, CE ROLE DE MUET LUI A ASSURE CONTINUITE ET CONSECRATION. COMME SI IL N'ATTENDAIT QUE LE M20F POUR QUE LA REUSSITE SE METTE A SE PERCEVOIR SUR LUI L'EMPLISSANT D'EUPHORIE ET DE JOIE. 
ACTUELLEMENT IL Y VIT UN PRESAGE HEUREUX, AYANT PRIS DE L’AVANCE SUR SES SEMBLABLES ET TALONNANT CEUX QUI L’AVAIENT PRECEDES.
D'AILLEURS POURVU QUE  CETTE CHANCE NE LUI MONTE PAS A LA TETE, A SON TOUR IL DOIT FAIRE EFFORT POUR MAITRISER SA COLERE A PROPOS DES BALIVERNES SORNETTES LE CONCERNANT, ET MONTRER SEULEMENT SA BONNE HUMEUR.
Mais qui est-il AMRANI Youssef, dans cette déstinée des nouvelles frontières diplomatiques?
        Un homme chaleureux n'ayant rien perdu de son entrain, faisant partie de la production normalisée formatée au parti Istiqlal d'obédience boucettaenne. Il est discret au ton communicatif totalement dépourvu d'emphase, et donc connu par un self-control rodé l’aidant à positiver ses moments de doute face aux medias leur tournant les talons, sur bon nombre d’interrogations concernant certaines gestions l’avantageant. Au secrétariat général des affaires étrangères, il était la cheville ouvrière maîtrisant merveilleusement ses dossiers. Et ce n'est pas là tout son arsenal, parce qu’il y joint aussi une connaissance linguistique diversifiée diplomatiquement élaborée.

       Malgré qu'il ait été accaparé lui aussi, par le temps d'investigation tout azimut du Maroc, il est arrivé quand même à refonder son propre pacte de prévention des glissements, et rester en apparence loin des calculs conjoncturels politico électoralistes. Qu’ au demeurant actuellement on en perçoit quelques flèches partir dans tous les sens présageant une gueguerre sans merci, surtout entre gens du pouvoir. Ignorant les protestations et les questionnements que se posent les marocains sur ces réglements de compte, voulant encore aller plus vite pour se démarquer les uns des autres. En revanche par son style à la fois mesuré conformiste et accrocheur, il avait le don de porter simplement sa réussite sans tirer la couverture vers lui ni faire trop de bruit. Ainsi, c'est parce que conscient de cet examen, qu'il en a fait à ce jour, un cas d'école sur le dévouement muet en pratique normative des soi-disant grands commis de l’Etat. En effet l’utilisation pragmatique de ses relations publiques, a toujours eu pour résultat cet usage discretionnaire de celle-ci dans l’arène politique.

        Aussi, l’exégèse de son aisance d’accessibilité et d’adaptation aux spécificités des situations, témoignait de sa bonne marche vers la consécration. D'abord dans un premier temps le secrétariat général de l’union pour la méditerranée chère à l’ex président français Sarkozy en tant que coprésident, même avec les soubresauts  financiers de  l'euro zone et les chicaneries des pays du Nord. En plus de sa rencontre avec Zabatero avant qu’il ne soit lui aussi sorti, dont les rapprochements inattendus avaient dérouté ceux qui ne le connaissent pas. D’ailleurs, c’est ce qui semblait indiquer sa bonne mise en trajectoire barcelonaise, dont son successeur à ce poste Fath Allah Sijilmassi élu à l'unanimité, devra maintenir le tempo et le style made in Morrocco, surtout, en évitant de trop tirer du coté des Français. Parce que, les Turcs, s'en offusqueraient, et ce malgré l’arrivée du socialiste Hollande aux affaires. Sachant, que ce dernier avait lui aussi voté la proposition de loi reconnaissant le génocide arménien, même si, elle était déboutée ensuite par le conseil constitutionnel.

        A cet égard Amrani n'avait-il pas à l’époque tout de suite montré aussi des gages d'ouverture économiques aux pays subsahariens et aussi à l'Afrique de l'ouest? Aussi, son sens aigu d'interprétation s'opposait stricto senso à l'ex- principe hégémonique de feu Kadhafi, meme en sachant que ça ne serait pas une priorité absolue. Etant donné qu'il y a beaucoup à faire dans cette union qui avait vu son coprésident et aussi le secrétaire général, emportés par le déferlant printanier arabe. De plus en tant que nouveau promu au poste de ministre délégué auprès de celui des affaires étrangères, il est d'une grande utilité vu son carnet d'adresse bien étoffé. Malgré ce qu'en pensent certains analystes parce qu’encore novices, montrant étonnamment des lacunes de captations des données étroitement voilées, sur les profils relationnels de nos politiques. Contrairement à certains plus avertis et au diapason des rouages politiques, parce qu'ils avaient acquis ce droit de préemption à l'information, à l’instar des éminents politologues Khalid Jamai Mustapha Shimi et d’autres encore.
       Finalement ce beau défi dont il a hérité est aisément à sa portée, malgré ce qu’en racontent ses détracteurs. Parce que durant tout le temps de sa gestion en tant que secrétaire général dans ce même ministère, il se retrouvait souvent transformé en une sorte de Stakhanov des chantiers diplomatiques marocains des temps modernes dont il maitrisait les non dits. C'est vrai que sur cette injonction, ses détracteurs au PI sont sortis de leur mutisme, se laissant partager entre amertume et reconnaissance de ce coup d’interpretation de la nouvelle constitution. Vraiment ceci est arrivé loin du vrai désir de Benkirane, qui s'en est par ailleurs sorti de ses tractations de constitution du gouvernement, soigneusement flanqué de sept commis de l'Etat apparemment n'aimant pas flâner, comme d'autres, dans les ascenseurs climatisés des ministères prenant leur temps comme un conte de fées pour résponsabilités, une sorte de fuite dans leur imaginaire labyrinthique neuro-végétatif mais conscient. C’est ainsi qu’ils se sont retrouvés face à la réalité politique, s’avérant plus cruelle, parce que parasitant leurs films partisans les rendant sombres et certainement non projetables à nouveau le cas échéant. 

  
       Désormais, ne peut-on pas dire que sa consécration a introduit de l'ordre dans la conscience de quelques apparatchiks du PI intrigués voyant enfin cette offre comme intéressante, contrairement à ce qu'en pensent d’autres voulant triturer définitivement les subsides de copinage? En effet, ne répond-t-il pas par son mutisme sur bien de choses, à la compatibilité de l'action par solidarité gouvernementale parfaitement maitrisée de sa part ? Sûrement, de par son vrai rôle d’opportunité et d’incarnation des objectifs à réaliser en matière d'investissement diplomatique. D'ailleurs ses périples latino-américains et onusiens en sont témoin de cette alchimie qui lie à la fois la lucidité du pré-carré initiateur à faire les bons choix d'activation des réseaux relationnels, à sa propre conception de l'immédiateté de l'initiative diplomatique. Parce que dans l'action du département concernant le Sahara, bien préparer son dossier et en même temps s'abandonner à d’autres besognes en faisant confiance aux pays amis, est devenu un travail qui demande beaucoup de doigter et compétence diplomatique. L’épisode de madame Kerry Kennedy à Laayoun, est en ce sens évocateur des atteintes portées à la confiance du Maroc à quiconque. Encore heureux Ban Ki Moon et le département d’Etat méricain, ne l’entendirent pas de cette oreille, mentionnant leur soutien au souverain du role que joue le Maroc à l’ONU et aussi à l’offre marocaine dans le cadre de la régionalisation avancée.